Mercure Noir



Un liquide noir profond et opaque est déposé sur un plateau circulaire. A l’approche du visiteur, une masse bombée et hérissée de multiples têtes saillantes se forme en surface. Cette entité géométrique parfaite, étonnante, est maintenant capable d’évoluer et de se mouvoir seule. Elle interagit vraisemblablement avec le visiteur présent.

Mercure Noir au festival Gamerz 06

« Mercure Noir » est constitué d’un socle et d’un réceptacle couvert. Le liquide noir est un ferrofluide réactif au champ magnétique. Des détecteurs de distance gérés par informatique sont placés autour du socle et permettent de guider les champs magnétiques en direction des spectateurs.

En travaillant autour des notions d’attraction, de répulsion, d’énergie, de déformation, et de changements d’états physiques ou psychologiques, « Mercure Noir » nous questionne sur la dimension artistique de l’interaction humaine avec un environnement artificiel et scientifique.

D’un point de vue sémantique « Mercure Noir » renvoie à Hermès, le messager des dieux dans la mythologie romaine, et à son rôle de communication entre les différents plans (les quatre éléments) qui lui permet d’être porteur de connaissance et de savoir.
Par ailleurs, le Mercure est le seul métal liquide à l’état naturel, et ceci est révélé par analogie visuelle et perceptible à travers l’installation.

Aussi, « Mercure Noir » est le paradoxe d’une installation qui se joue des propriétés physiques d’un élément tout en nous renvoyant vers un objet quasi occulte.

La matière noire contraint l’oeil du spectateur et l’empêche de trouver ses repères. Elle donne à voir un espace sans fond, agit comme un puit ou un miroir où l’on pourrait aisément s’enfoncer et sombrer. Une forme organique parvient à s’en extirper. Cette résurgence semble pouvoir ou vouloir communiquer avec nous. Alchimie ? Science ? Magie ? C’est une rencontre énigmatique qui s’opère.

« Mercure Noir » interpelle le spectateur et le questionne sur la véracité de sa perception, de ses jugements ou de son appréhension de la réalité qui lui est exposée. «Mercure Noir» expérimente ces différents concepts, les met en relation, les unifie ou les confond. Aux frontières de l’alchimie, le spectateur est confronté à ses propres croyances.


Crédit Mercure Noir :

EQUIPE :
Selma Lepart : écriture, conception, réalisation, programmation informatique
Jérôme Dalègre : programmation informatique
Jean-Sébastien Filhol (chercheur) : conseils et retours sur les ferrofluides
Olivier Company (Département Génie Mécanique et Productique – LIRMM) : Conseils et intervention sur la partie mécanique & moteur.
Matthieu Compin, Stéphane Rivoire et Sylvain Royer (service instrumentation du LUPM) : fiabilisation électronique / conseils et formation capteurs et actionneurs / design mécaniques / soutient matériel..
Grégory Diguet : Chargé de diffusion

PARTENAIRES :
Région Languedoc Roussillon / Aide à la Création Multimédia
Kawenga territoire numériques (Montpellier) / Résidence de création – soutien technique et méthodologique
Association ConnaiSciences (Montpellier) / Aide technique et scientifique, mise en relation avec Jean-Sébastien Filhol